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Histoire

Histoire de l'orgue

Un nouvel orgue pour la gloire de Dieu

L’orgue de Saint-Antoine de Padoue a été construit il y a cent ans pour la salle des concerts Touche, Boulevard de Strasbourg à Paris, par Charles Mutin, et a été harmonisé par Jean Perroux. Déplacé à l’église Saint-Dominique (14è), puis installé à Saint-Antoine de Padoue juste après la seconde guerre mondiale, il a été séparé en deux parties, a perdu son buffet et sa transmission mécanique, pour devenir électro-pneumatique. Il était avant 2005 à bout de souffle.

 

OrgueLa présente reconstruction, menée par le facteur d’orgues Olivier CHEVRON, qui vient de reconstruire aussi l’orgue de Saint Mandé (94), lui permet de retrouver enfin une transmission mécanique et un buffet neuf (dessiné et réalisé par Olivier CHEVRON) parfaitement adapté au style de notre église. Les sommiers d’origine, qui portent et alimentent les tuyaux en air, ont été restaurés et étanchés. La charpente, les porte-vents, les sommiers des jeux de pédale sont neufs. Les anciens tuyaux ont été réutilisés, mais l’orgue a aussi gagné trois jeux neufs et attend un Cornet dont la place est préparée. Après sa bénédiction le dimanche 28 septembre 2008, un concert d’inauguration fut donnéle dimanche 12 octobre 2008 à 16h par le grand organiste Eric LEBRUN, organiste titulaire à Saint-Antoine des Quinze-Vingt et Professeur d’orgue au Conservatoire de Saint Maur des Fossés. Le même jour, la tribune fut ouverte aux organistes qui désirent jouer, après la messe de 18h.

 

Les travaux ont duré 2 ans en atelier, puis 2 mois sur place pour le montage, les réglages sonores ne pouvant se faire que dans l’acoustique de l’église. L’orgue pèse environ 7 tonnes, il comprend 21 jeux répartis sur 2 claviers et un pédalier, qui font un ensemble de 1192 tuyaux (dont 256 nouveaux) en étain et en bois, dont les tailles varient d’environ 20 cm pour les plus aigus à plus de 5 m pour les plus graves. Notre orgue comprend deux niveaux : en bas, la console des claviers, la mécanique, la soufflerie, les tuyaux de pédale, puis en haut, les tuyaux des claviers manuels (Grand Orgue devant, Récit à l’arrière) et les passerelles d’accord.

 

Cette restauration magnifique comble notre attente. Le dévouement et la grande compétence du facteur d’orgue choisi, chez qui la technique et l’art ne font qu’un, nous permettent de retrouver notre orgue plus beau (visuellement et musicalement), juste, plus fiable et agréable à jouer pour Christophe et pour moi, et plus riche dans ses sonorités. Comme l’écrivait Bach en bas de ses partitions : « soli Deo gloria ».

 

Xavier Lebrun

Lien vers les photos de la bénédiction de l'orgue